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Témoignages

Nous rassemblons sur cette page les témoignages d’anciens étudiants de la formation actuellement nommée M2 SDT Geoprisme (depuis 2010)  mais qui est aussi l’héritière du M2 Carthageo-Recherche (2006-2009)  et du  DEA Analyse Théorique et Epistémologique en Géographie (1986-2005).

Pierre DENMAT, professeur agrégé d’histoire et de géographie en lycée, Master GéoPrisme-Sciences des territoires 2015


J’ai intégré le master GéoPrisme en 2014 après trois années de classes préparatoires et à la suite de mon Master 1 de géographie à Paris 1 où j’avais déjà choisi des cours correspondant au parcours « GéoPrisme ». Souhaitant préparer l’agrégation à l’issue de mon master, GéoPrisme est apparu comme la formation idéale puisqu’elle m’a permis à la fois d’étudier l’épistémologie de la discipline (dont une connaissance fine est fondamentale pour réussir le concours) mais aussi de m’ouvrir à des champs très divers de la recherche en géographie qui ont éveillé ma curiosité géographique et dont la connaissance a été un véritable atout pour la préparation de l’agrégation. Cette année de formation a donc été pour moi à la fois un tremplin vers les concours de l’enseignement, notamment grâce à la rigueur intellectuelle réclamée pendant l’année qui constitue une des clés du succès aux concours d’enseignement, mais aussi un moment extrêmement stimulant intellectuellement.

Aujourd’hui, j’enseigne l’histoire et la géographie dans un lycée. Je suis très heureux de ce choix et prends beaucoup de plaisir dans ma nouvelle profession. J’essaye de transmettre les savoirs géographiques aux lycéens avec autant d’enthousiasme et de professionnalisme que les enseignants dont j’ai eu la chance de fréquenter les cours en Master. Fort des enseignements du Master GéoPrisme, je réfléchis à préparer une thèse pour poursuivre mes travaux de recherche débutés lors de cette formation et ainsi mêler mon intérêt pour l’enseignement et le goût pour la recherche qui m’a été transmis au cours de ce Master.

contact : pierre.denmat@gmail.com

Louise HARAN, responsable du rapport annuel de l’Observatoire des territoires au CGET, Master GéoPrisme-Sciences des territoires 2015


Quand je suis entrée au sein du master GéoPrisme, en 2014, je dois bien l’avouer, j’étais un peu perdue. Je sentais que j’arrivais au terme de mon parcours universitaire en géographie et en sciences humaines, avec d’une part une furieuse envie de « passer à l’action », et de l’autre une indécision profonde quant au fait d’entamer une thèse ou non. Quelle question ! Comme je l’avais fait les années précédentes, j’ai continué, au cours de mon année de M2, à entrelacer apprentissage théorique (épistémologie, outils de modélisation statistique, villes et territoires d’Europe, ainsi que d’autres cours suivis à l’ENS) et perspectives pratiques (avec les cours « territoires et action publique », avec les outils que j’ai appris à manipuler, avec le stage de 6 mois que j’ai pu faire au second semestre), sans parvenir vraiment à choisir.

Disons que le hasard a bien fait les choses : au terme de mon stage de M2, on m’a proposé un poste à l’Observatoire des territoires (au Commissariat général à l’égalité des territoires, ex-DATAR). Je suis désormais responsable du rapport annuel, ce qui me permet de garder un bon pied dans « le monde de la recherche » (je suis en contact permanent avec le Conseil scientifique de l’Observatoire et avec d’autres chercheurs, j’assiste à beaucoup de colloques et séminaires) mais aussi d’apprendre à connaître le champ de l’action publique sur les territoires. Je valorise chaque jour les apprentissages très divers que j’ai reçus au sein du master, car l’Observatoire est un repaire de passionnés d’analyses spatiales et statistiques, et je compte bien y apporter ma touche de géographe !
Quant à la thèse, j’y pense toujours de temps à autre : peut-être plus tard, qui sait ?

contact : louise.haran@live.fr

Dorian BERNARDOU, doctorant à l’UMR Géographie-cités et à l’Université Paris Diderot, Master GéoPrisme-Sciences des territoires 2013


Après avoir exploré les départements de géographie de plusieurs universités parisiennes au cours de mon cursus d’étudiant en géographie, c’est finalement le Master 2 GéoPrisme que j’ai choisi d’intégrer en 2012. J’en garde un excellent souvenir, notamment parce qu’au regard de l’ensemble ma formation, cette année reste une des plus stimulantes intellectuellement. Ce master bénéficie d’une équipe enseignante très investie et très disponible, et ce malgré la renommée des chercheurs qui la composent. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que ce master permet de conserver une vision assez large de la discipline géographique, notamment à travers les cours d’épistémologie, et de ne pas s’enfermer dans l’un ou l’autre de ses courants. L’organisation de la formation, partagée entre un tronc commun obligatoire et des modules de spécialisation optionnels permet de personnaliser le contenu des enseignements en fonction de ses intérêts, de ses objectifs en termes de débouchés, voire de ses impératifs (j’ai ainsi pu conduire mon année de M2 tout en conservant un emploi d’assistant d’éducation en collège sans que cela m’empêche de suivre les cours prévus).

En poussant la porte de la salle de classe, je me destinais à une carrière de professeur du secondaire, avec en vue les concours d’enseignement. Mais la qualité des cours dispensés et la volonté des différents membres de l’équipe enseignante de pousser à une autonomisation des étudiants (à travers des lectures choisies ou des rendus de dossiers thématiques) m’ont donné le goût de la recherche. Ce master m’a également offert l’opportunité de préparer sérieusement un projet de thèse et de décrocher un contrat doctoral à l’issue de l’année universitaire. Aujourd’hui je termine la préparation d’une thèse qui porte sur la fabrique des récits territoriaux construits par les collectivités locales et régionales italiennes. Cette heureuse expérience de recherche doctorale a confirmé ma vocation pour la transmission des connaissances et je continue à viser une carrière de professeur, que ce soit dans le supérieur ou dans le secondaire.

contact : dorian.bernadou@gmail.com

Clémentine COTTINEAU, Research Associate au Centre for Advanced Spatial Analysis, University College London, Master GéoPrisme-Sciences des territoires 2011


« Après un double cursus en économie et en géographie à Paris 1, j’ai suivi le M1 Géographie dans le but de poursuivre en master pro Carthagéo, mais l’expérience du terrain et de la recherche au cours de mon mémoire m’a donné envie de poursuivre en thèse. Le master GéoPrisme a été d’une précieuse aide pour s’y préparer, avec des cours couvrant les bases théoriques, conceptuelles et techniques au premier semestre, et un second semestre entièrement consacré à la préparation du projet de thèse. Cette formule est rare et a le mérite de très bien préparer à la thèse (notamment financée) puisqu’au premier jour du doctorat, on sait où l’on souhaite aller, quel est le paysage bibliographique, les données existantes et les questions pertinentes à se poser. De plus j’avais particulièrement apprécié la possibilité de suivre tous les enseignements malgré un choix de spécialisation pour l’évaluation, ainsi que le partenariat avec le master pro Carthagéo et ses enseignements techniques et logiciels.

Après avoir soutenu ma thèse en 2014, j’ai rejoint le laboratoire de recherche CASA au Royaume-Uni où je continue mes recherches sur les inégalités économiques et spatiales dans les villes, ainsi que leur modélisation. Je recommanderais ce master à tout étudiant qui souhaite poursuivre en recherche sur des questions de géographie théorique et quantitative. Plus généralement, les méthodes et outils présentés dans le master peuvent permettre de mieux comprendre des sujets aussi variés que la mobilité urbaine, la mondialisation ou la gouvernance européenne, mais aussi d’avoir des bases pour inclure ces dynamiques globales dans des recherches plus particulières ou personnelles. »

contact : clementine.cottineau@gmail.com

Luisa SIMOES, doctorante en géographie à l’UMR Géographie-cités et à l’Université Paris 1– Panthéon-Sorbonne, Master GéoPrisme (Carthageo recherche) 2010

photoParis1
Ayant fait ma licence de géographie au Brésil et suite à un Master 1 réalisé aussi Paris 1, je suis entrée au Master 2 GéoPrisme en 2009. Lors de mon Master 1, orienté sur les recherches sur les pays en développement je sentais que mon intérêt me portait davantage vers l’épistémologie de la géographie et le passage vers le Master GéoPrisme, où j’ai effectué mon Master 2, a été l’occasion idéale de m’orienter dans cette voie.
Vu la difficulté de la matière, l’accompagnement des enseignants a été optimal, en particulier lorsqu’il s’agissait de nous orienter vers une pratique de recherche autonome. Les cours étaient assez lourds, mais nous avons toujours réussi à faire un lien avec nos recherches personnelles. Cela a été essentiel pour la suite, car j’y acquis un certain nombre de clés qui m’ont été très utiles lorsque j’ai commencé ma thèse (écriture scientifique, théories et histoire de la géographie et histoire des sciences). Pendant le Master les enseignants nous ont souvent encouragés à transformer nos exercices en articles et plusieurs d’entre nous ont ainsi commencé à publier dans des revues scientifiques.

Mes recherches ont été en grande partie influencées par la formation que j’ai reçue au cours du Master. Elles portent sur la production et la transmission du savoir géographique au moyen de l’audiovisuel, dans une perspective d’histoire et d’épistémologie de la géographie. Les enseignements que j’ai suivis dans ces deux disciplines irriguent encore aujourd’hui le cœur de mes préoccupations. Par exemple, les cours que j’ai suivis sur le statut de l’image en géographie ou ceux sur l’histoire de la discipline me sont encore utiles aujourd’hui. C’est pourquoi je pense que le Master GéoPrisme nous a permis de vivre l’étude de la géographie comme une formation professionnelle vers le métier de la recherche.

Pierre BOCQUILLON, docteur en sciences politiques et relations internationales à l’Université de Cambridge, Lecturer au Centre for Environment, Energy and Natural Resource Governance, Master GéoPrisme (Carthagéo Recherche) 2009.

photo_bocquillonJ’ai rejoint le Master GéoPrisme dans la continuité de ma formation en géographie à l’Université Paris I. J’ai tout particulièrement apprécié le pluralisme du master, qui introduit à une grande variété d’approches et de techniques de recherche, de l’analyse de textes et d’images à la statistique et la modélisation, tout en laissant à chaque étudiant la liberté de développer son propre projet. J’étais alors déjà intéressé par la géographie économique et politique de l’énergie en Europe, et j’ai pu mettre à profit les différents enseignements que j’ai reçus au service de cet intérêt particulier, notamment au travers des travaux de validation et du mémoire de fin d’étude consacré à « une analyse quantitative des flux gaziers et pétroliers en Europe et dans le monde ». J’ai aussi profité du master pour explorer des chemins inattendus, contribuant par exemple à l’organisation d’une conférence sur « les géographes français dans la seconde guerre mondiale ». Il faut dire que l’effectif limité et la grande proximité avec le corps enseignant permettaient une étroite collaboration et des échanges stimulants dans toutes les directions.

Suite à l’obtention du Master GéoPrisme, j’ai achevé en complément un Master Recherche en sciences politiques spécialisé sur les questions européennes. Je suis désormais en thèse de sciences politiques et relations internationales à l’Université de Cambridge. Bien que ma discipline principale ne soit plus la géographie, je travaille toujours sur les questions énergétiques en Europe. Ma perspective est désormais plus politique et institutionnelle, mais la formation théorique et méthodologique acquise à GéoPrisme reste clef dans ma formation intellectuelle et dans mon apprentissage du métier de chercheur. J’ai par ailleurs l’intention de me consacrer, après mon doctorat, à des recherches dans le domaine de l’énergie exploitant les synergies entre géographie et sciences politiques.

Contact : pierre.bocquillon@gmail.com

Pierre PISTRE, Post-doctorant en géographie à l’Université de Limoges, Master 2 GéoPrisme (Carthageo-Recherche) 2008

PP_PhotoGeoprismeJ’ai fait partie de la promotion 2007-2008 du Master 2 GéoPrisme. Après un cursus universitaire en géographie débuté en région toulousaine, cette deuxième année de Master a été des plus enrichissantes. J’ai particulièrement apprécié la diversité des modules d’enseignement, qu’ils aient trait à l’épistémologie de la géographie, à la géographie théorique et quantitative ou à la sociologie et philosophie des sciences. J’en retiens le sentiment d’avoir grandement étoffé ma culture scientifique en géographie (et au-delà), et d’avoir découvert un large éventail d’approches statistiques et de modélisation très utiles aux géographes.

L’orientation thématique de la thèse que j’ai réalisée à la suite de ce Master 2 ― à la croisée de la géographie de la population et de la géographie rurale ― résulte d’une spécialisation et d’intérêts antérieurs. Par contre, la démarche de recherche mise en œuvre et l’achèvement de ce travail de doctorat doivent beaucoup à cette formation préliminaire. Je pense en particulier aux enseignements à dominante méthodologique (écriture scientifique, observation des individus et des populations, séminaire), et aux modes d’évaluation des différents cours mettant l’accent sur des exercices appliqués, qui permettent de se préparer au mieux aux exigences des métiers de la recherche.

Contacts : pierre.pistre@parisgeo.cnrs.fr

Antoine LAPORTE, Maître de conférences à l’ENS de Lyon, Master GéoPrisme (Carthagéo-Recherche) 2007

Je suis arrivé Ph_Ident_Laportedans le Master GéoPrisme à la rentrée 2006 après une année de préparation des concours de l’enseignement. Cette année de M2 a été pour moi à la fois une vraie respiration et une initiation particulièrement motivante au monde de la recherche. Ayant suivi auparavant un parcours assez classique et général, j’ai beaucoup apprécié le côté très éclectique des enseignements, mêlant des approches très théoriques et des contenus très poussés dans le domaine des méthodes quantitatives. L’analyse spatiale et les systèmes multi-agents ont été une découverte parfois douloureuse mais fort intéressante en termes de culture géographique.

La grande valeur ajoutée de cette année, selon moi, a été l’initiation au métier de chercheur. En un sens, le Master Recherche portait mal son nom parce qu’il me semblait être un « Master Professionnel des métiers de la Recherche ». Les nombreux cours de méthodologie (sur les techniques d’entretien, l’écriture scientifique) contribuent à faire acquérir, en plus d’une bonne culture géographique, des savoir-faire. En cela, la formation a facilité et accéléré la construction future de ma thèse et mon insertion dans le monde de la recherche en géographie, en particulier au sein du Laboratoire Géographie-Cités.

Contacts :

antoine.laporte@ens-lyon.fr

http://perso.ens-lyon.fr/antoine.laporte/

Clémence VANNIER, Post-doctorante en géographie au Laboratoire d’Ecologie Alpine de Grenoble, Master GéoPrisme (Carthagéo-Recherche) 2007

identiteJ’ai effectué le Master 2 GéoPrisme à la suite d’un Master 2 réalisé un an plus tôt à l’Université de Rennes 2. Je bénéficiais donc déjà d’un stage et d’une expérience de recherche ainsi que d’une formation assez poussée dans le domaine du traitement d’images satellites et des Systèmes d’Information Géographique. Avant de me lancer dans une thèse j’ai effectué ce deuxième Master pour renforcer mes connaissances en géographie théorique et quantitative.  J’ai beaucoup aimé l’approche pédagogique de l’équipe enseignante qui proposait de travailler les notions enseignées à partir de nos propres sujets de recherche.

La formation proposée m’a aidée dans l’élaboration de ma recherche et m’a permis de mener à bien ma thèse en développant une approche théorique systémique tout en mobilisant les outils de l’analyse spatiale. J’ai pu relier à la fois des travaux effectuées par télédétection et développer une démarche exploratoire en terme de modélisation, appliquée à une thématique environnementale. Ma thèse a été effectuée en co-direction entre ma directrice de stage de Master à Rennes 2 et ma directrice de stage de Master GéoPrisme, me permettant de travailler en collaboration avec des chercheurs de deux laboratoires très différents (l’UMR Géographie-Cités et l’UMR LETG), en bénéficiant de la complémentarité des compétences de ces deux équipes de recherche.

Contacts : vannier.clemence@gmail.com

Ronan YSEBAERT, Manager de projets européens au CNRS , Master 2 GéoPrisme (DEA ATEG) 2007.

RonanAu regard de mon activité professionnelle actuelle – manager de projet dans le domaine de l’aménagement du territoire européen -, rien ne me prédestinait à suivre la formation GéoPrisme. En effet, la vocation de ce master consiste avant tout à s’initier au métier de chercheur dans le champ de la géographie, notamment par le biais de la préparation d’un projet de thèse. Ce qu’il propose par ailleurs brillamment au jugé du parcours de mes camarades de promotion. 

J’ai pourtant pu bénéficier des débouchés proposés par ce master en dehors de la recherche académique. Grâce à sa forte connexion au monde de la recherche appliquée et par le biais des projets européens auquel est associé régulièrement le master, j’ai notamment eu l’opportunité de réaliser un stage de second semestre à Nordregio, référence en matière d’aménagement du territoire à l’échelle scandinave. Associé à un projet de recherche appliquée porté par le Parlement Européen sur les régions en décroissance, j’ai pu mobiliser dans un contexte professionnalisant les concepts et méthodes assimilées lors de mon cursus universitaire.

Au final, cette année dans une ambiance de promotion unie et coordonnée par une équipe enseignante concernée a permis de m’ouvrir à de nouveaux horizons intellectuels, d’affiner mon projet professionnel et d’intégrer le monde du travail sans difficultés.

contact : ronan.ysebaert@ums-riate.fr

David GUERRERO, Chargé de recherche à l’Ifsttar, Master 2 GéoPrisme (DEA ATEG) 2005.

ARBREJ’ai suivi le master 2 GéoPrisme après un parcours universitaire classique de géographie (Santiago, Nantes) et un master 2 pluridisciplinaire sur les transports (Créteil). Je souhaitais prendre un peu de recul sur ma propre discipline avant de m’engager dans une thèse. Ma promotion était composée d’une dizaine d’étudiants aux profils et disciplines différentes : agrégés, ENS, ingénieurs, historiens, géographes… Certains ont construit leur projet de thèse de A à Z au cours de l’année. D’autres -parmi lesquels je me compte- avions une petite idée de départ qu’on a ensuite affiné. Au total, on couvrait des thèmes aussi passionnants que variés : les échanges mondiaux de thé, la localisation optimale des bureaux de poste, la géographie des prisons…

Personnellement, mon année de master 2 GéoPrisme  a été à la fois dure et gratifiante. Je faisais partie de ceux qui devaient concilier une activité professionnelle à plein temps avec les études. Après des jours de travail longs (et parfois pénibles) l’ambiance de la formation était pour moi une bulle d’oxygène, où je pouvais échanger avec mes camarades sur les questions géographiques qui nous passionnaient.

Contact : david.guerrero@ifsttar.fr 

Site Web : http://dguerrero.eu/index.html

 

Guillaume LESECQ, Chargé d’études statistiques pour les Ministères de l’Ecologie et du Logement, Master 2 GéoPrisme (DEA ATEG) 2002.

guillaumeIssu d’un cursus universitaire classique en géographie/aménagement (maîtrise de géographie à Rouen, DESS d’aménagement/développement local à Lille), j’ai débuté ma vie professionnelle – comme beaucoup de jeunes géographes de l’époque – dans les SIG. Mais après trois ans (dont deux à l’Agence d’urbanisme de Boulogne-sur-mer), j’ai ressenti le besoin de reprendre mes études pour prendre du recul par rapport à ma pratique et appréhender un peu mieux la complexité des territoires.
Sur les conseil d’un de mes anciens professeurs, j’ai choisi le master 2 GéoPrisme. J’y ai trouvé tout ce que je cherchais : des outils performants et pointus d’analyse quantitative des territoires, et des bases de réflexion théorique et philosophique pour ne pas perdre le sens des chiffres qui en sortent. Le tout bonifié par une émulation collective particulièrement motivante : une petite promotion composée d’une part de brillants agrégés de géographie et d’autre part d’étudiants comme moi, plus à l’aise avec les chiffres et les ordinateurs qu’avec les manuels de philosophie. Le programme éclectique de la formation et la formule de travail par petits groupes ont permis de faire se mélanger et converger ces deux populations.

C’est mieux armé dans tous les domaines que j’ai poursuivi ma carrière, d’abord en tant qu’ingénieur d’études au CNRS, sur des contrats de recherche de la Commission européenne et du Ministère de l’Equipement, puis en tant que chargé d’études dans ce même Ministère, devenu entre temps Ministère de l’Ecologie avec une co-tutelle du Ministère du logement.

Claude GRASLAND, Professeur à l’Université Paris-Diderot,  DEA ATEG, 1987

J’ai fait partie de la deuxième promotion du DEA ATEG en 1986-1987. Au sortir d’une année d’agrégation de géographie encore cgmarquée par l’archaïsme, cette année de DEA fut un véritable enchantement intellectuel. Les enseignements dispensés étaient de très haute qualité, ce qui n’empêchait pas les étudiants de ma génération de critiquer, contester, remettre en cause en permanence les certitudes … à tord ou à raison, d’ailleurs. Nous dévorions sans a priori les travaux du jeune Levy, du vieux Brunet, de l’énigmatique Berque … L’alternance impromptue de plongées dans l’histoire de la géographie et de cours sur les modèles dynamiques et les équations différentielles ou les fractales ne nous effrayait pas. 

Passé de l’autre côté de la barre, je constate que les formations héritières du DEA ATEG ont fort heureusement évolué et introduit de nouvelles options (Villes et territoires d’Europe) et de nouveaux débouchés en dehors de la thèse (postes de chargés d’études ou ingénieurs). Il demeure pourtant toujours chez les étudiants du M2 SDT Geoprisme cet esprit frondeur et ce goût de la spéculation intellectuelle que d’autres formations considèrent comme inutile mais qui assurent seuls la formation d’esprits libres capables de s’adapter aux changements professionnels sur la longue durée.


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